BeataB asked me to talk about the slogan on some of the t-shirts pictured also in my photo gallery:
AS AN ARTIST I REFUSE YOUR SYSTEM
This sentence is taken from the movie “Camille Claudel”. A movie about the life of the French sculptress, Camille Claudel who is unfortunately known more for her tragic end and for being Rodin’s lover than for her amazing talent.
Camille’s story could just have been about any aspiring young woman of any profession.
How many talented women’s destinies through time, have been dependent on their relation with a powerful man?
When we don’t see it, it is sometimes, often… hidden.
One of my favorite female painter Georgia O’Keefe ’s was 28-year-old when she was discovered by photographer Alfred Stieglitz; he was a 52-year-old force in the American art world, married to Emmeline Obermeyer, a brewery heiress. Georgia owed her early success to him. And of course fell in love with him too.
This is a similar story to Camille’s.
In the movie Camille screams: “As an artist I refuse your system” It has many meanings, and watching the movie will explain, but it is a scream of independence, from a male dominated art world, and in general an artist’s statement of independence from society limited rules.
It is funny how the past is not so far from the present reality:
The actors in this movie are: Isabelle Adjani and Gerard Depardieu. Gerard seems to appear in every French movie I have watched in the 20 years:-)
I am just joking, but he did get a lot of work through the years. He is a great charismatic and funny actor but his “supremacy” is a good example of what Geena Davis addresses when she talks about men getting much more work in cinema than women. ( see previous blog : Thelma and Louise )
Few months ago I met a friend who works closely with Isabelle and he explained to me her maniacal concern with her appearances on camera;
She always meets the crew before shooting to make sure, wrinkles will not be shown, and she will not look old. I respect her for that and I do not criticize her for a second because women in this business have no choice but to compete with the standard “perfection” shown on tav, magazines, internet.
On the other side, I believe that if women were appreciated for their talented instead than for their appearances only, we could focus on our growth as performers and be proud of our age and wisdom,
instead of having to hide it behind young pretty faces.
I will end with a Prince quote: ” Women not girls they rule my world, I said…they rule my world!”
En tant qu’artiste, je refuse ton système
À la demande de BeataB, je vais parler de la phrase qui apparaît sur certains de mes t-shirts et une photo de la galerie :
« As an artist, I refuse your system » (« En tant qu’artiste, je refuse ton système »)
C’est une phrase tirée du film « Camille Claudel » qui retrace l’histoire de la sculteuse française éponyme, malheureusement plus connue pour sa liaison avec Rodin et sa fin tragique que pour son incroyable talent.
L’histoire de Camille ressemble à celle de n’importe quelle jeune femme qui a de l’ambition dans un domaine. À travers le temps, combien de femmes, malgré leur talent, ont vu leurs destins dépendre de leur relation avec un homme puissant ?Quand on ne le sait pas, c’est que c’est très souvent caché.
L’un des peintres féminins que je préfère, Georgia O’Keefe, a été révélée à 28 ans par le photographe Alfred Stieglitz, personnage influent dans le milieu de l’Art américain, alors âgé de 52 ans et marié à Emmeline Obermeyer, héritière dans la brasserie. Ses premiers succès, Georgia les doit à Alfred, et bien sûr elle est aussi tombée amoureuse de lui. C’est une histoire comparable à celle de Camille.
Dans le film, Camille s’insurge : « En tant qu’artiste, je refuse ton système ». Les significations sont multiples, comme on le comprend en visionnant ce long métrage, mais globalement c’est le cri d’émancipation d’une femme face à un monde artistique dominé par les hommes, et plus largement l’affirmation de la liberté de l’artiste par rapport aux dictats de la société.
Au passage, c’est amusant de voir que passé et présent ne sont pas si différents : les acteurs principaux du film sont Isabelle Adjani et Gérand Depardieu. Gérard qui, sans que je ne l’explique trop bien, a tendance à apparaître dans pratiquement tous les films français que j’ai vus ces 20 dernières années. :-) Bon, j’exagère un peu, mais c’est vrai qu’il tourne énormément depuis de longues années. C’est un grand acteur charismatique et attachant, mais cette « suprématie » est une bonne illustration de ce dont parlait Geena Davis quand elle disait que les hommes ont souvent plus de travail au cinéma que les femmes (voir mon billet précédent à ce sujet).
J’ai discuté, il y a quelques mois, avec un ami qui travaille de manière assez proche avec Isabelle Adjani, et il m’a raconté à quel point son apparence face à la caméra la préoccupait. Elle rencontre toujours l’équipe avant un tournage pour être bien certaine que l’on ne verra aucune ride ou un quelconque signe de l’âge sur son visage.J’ai du respect pour elle et je ne la critique à aucun moment pour se conformer à l’exigence de « perfection » que l’on impose aux femmes dans ce métier, et que l’on retrouve partout à la TV, dans les magazines et sur internet.
D’un autre côté, je pense que si les femmes étaient appréciées pour leur talent et pas uniquement leur apparence, nous pourrions nous concentrer sur notre travail d’artiste et être fières de notre âge et expérience, au lieu de devoir se cacher derrière de jolis visages lisses.
Je conclurai sur ces paroles de Prince : « Women not girls they rule my world, I said…they rule my world! »
(« Les femmes me dirigent, pas les filles. J’ai bien dit… me dirigent ! »)